samedi 30 juin 2007

Dupliquer

Partir. Voler, disparaître, parcourir, naviguer.
Partir parce que ça soulage vachement de tout larguer derrière soi.
Partir parce que les voyages sont remplis de ces moments délicieux d'incertitude, de crainte, de curiosité, de naïveté.
Partir parce qu'on m'appelle, on m'attire, on me pousse.

Courir intensément pour ne jamais m'arrêter aux choses que l'on possède.
Partir pour sucer l'énergie du monde.
Partir par simple souçi esthétique.
Partir parce qu'on est rebelle.
Partir du rock'n roll plein les oreilles.

Partir, sacrament!

Passion d'exister. Partir sans hésiter.
Non pas pour fuir, mais pour aller au devant des choses. Connaître tout le monde. Connaître toutes les langues. Connaître et analyser, sentir et comprendre.

Mon existence, je l'aime indomptable. Déchaînée. Imprévisible.

-Hugo Latulippe, Course destination monde 1994-1995
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Ça fait plus de six mois que ce message est épinglé à mon babillard. Histoire de ne pas perdre de vue ma profonde envie de débarrasser. Et bien voilà. Enfin.

L'aventure, c'est cet été que je la remets.
Europe, prise 2, I'm coming back soon.

vendredi 29 juin 2007

mea-culpa, Mimosa pudica.

Le 7091 est en deuil, ce matin. On m'avait offert à mon anniversaire une petite boîte destinée à la semence d'une «plante de l'amitié». Des cinq ou six graines que j'avais plantées, une seule avait germé. Et contre toute attente, elle grandissait. Tranquillement mais fièrement.

Hier crevait ladite pousse. Diagnostic : manque d'eau. La chaleur des derniers jours l'a achevée. Réalisant le drame, j'ai tenté le tout pour le tout. Je l'ai arrosée. Je lui ai parlé. Je l'ai flattée. Rien à faire. La magie n'a pas opéré.

Sur la boîte, c'est écrit : «sensitivty plant/plante sensible». C'est la traduction qu'on donne a son nom latin «Mimosa pudica». Ça m'a consolée, elle n'était pas faite ben ben forte, ma pousse.

Je laisse crever mes plantes de soif. Je me suis demandé si c'était sain de vouloir de la marmaille d'ici l'âge de 30 ans.

Simon, me pardonneras-tu un jour??

jeudi 28 juin 2007

Ensemble, c'est tout


J'avais littéralement dévoré ce livre d'Anna Gavalda. Quelque 600 pages en moins d'un mois. Roman bonbon, mais oh combien charmant.


L'adaptation cinématographique de Claude Berri l'est tout autant. Il faut dire qu'avec Audrey Tautou et Guillaume Canet en prime, j'étais conquise à l'avance. Les acteurs sont justes, les personnages attachants. Même les lieux étaient identiques à ceux de mon imagination. Le tout sans chichis ni violons. Authentique et touchant.


Seul bémol : la trame sonore, un peu décevante. Mon dernier coup de coeur pour Once est difficile à battre. Mais bon. Je suis quand même rentrée à la maison la tête dans les nuages, encore une fois.


En ce qui me concerne, c'est bon signe.

mercredi 27 juin 2007

Dormir en étoile


Constitue l'avantage de ne pas partager quotidiennement son lit avec une autre personne, à 40 degrés Celcius, sans le facteur d'humidité.





Bon, c'est le seul avantage que j'aie trouvé...
Vive l'optimisme. (Bordel.)
À bas la cuillère.

mardi 26 juin 2007

«Monde de merde»



Voici George Abidbol, l'homme le plus classe du monde.

J'ai visionné l'intégrale du film dans lequel il tient fièrement la vedette, aux côtés de Welles, Fonda, Stallone, Gable, Newman, Hoffman, Redford, Sinatra, Elvis Presley et cie.

Hilarant.

Vous ne me croyez pas? Allez jeter un coup d'oeil.

Le Grand détournement - La classe américaine :

http://www.youtube.com/watch?v=XtOijCGdjsc

«Et nom de Dieu, c'est triste, Orly, le dimanche!»

Mettre les pieds dans un aéroport. Ça me fait toujours un drôle d'effet. Une espèce de boule au ventre. Un sentiment mi-figue, mi-raisin.

Ça m'a encore pris, hier, quand je suis allée reconduire Catherine à Montréal-Trudeau.

Il règne là-dedans une ambiance qu'on ne retrouve nulle part ailleurs. Ça grouille de monde qui vit chaque instant avec une intensité décuplée.

Les personnes heureuses sont carrément euphoriques, voire surexcitées. Celles un peu impatientes sont souvent en phase de péter une sale crise. Et celles qui affichent de la tristesse refoulent habituellement un gros sanglot.

Une journée très banale devient ultra spéciale. Tout est toujours «très très», dans un aéroport. Les gens sont vrais, pour une fois. C'en est quasi rassurant.

Et même quand je ne pars pas, je me laisse entraîner dans ce petit bouillon d'authenticité. Ça donne presque l'envie de devenir nomade, pour le simple thrill de goûter plus souvent ces instants-là.

Mais bon. Je pense que je suis «trop trop», de toute façon.

samedi 23 juin 2007

Fréquentations

En ville, on ne voisine pas comme en banlieue.

On n'emprunte pas une tasse de riz à son voisin. On ne discute pas «tondeuse à gazon» avec lui. La plupart du temps, on ne discute pas, point. On ne connaît pas sa profession, ni l'âge de ses enfants, ni son salaire, ni la maladie du sixième frère de son grand-oncle.

En banlieue, si un voisin meurt, on se fait un devoir d'aller aux funérailles. Pas en ville. Limite, on ne sait même pas qu'il est mort. De toute façon, c'était quoi son nom?

Aujourd'hui, mes voisins déménagent. Ce que je connais d'eux? Que dalle.

Sauf qu'inconsciemment, je les ai souvent observés, dans la cour d'à côté. Préparer des festins, en été. Cogner des clous. Engueuler les flos parce qu'ils braillent. Partir travailler. S'occuper du jardin. Déplacer la chaise de pépé selon son humeur. Monter les sacs d'épicerie. Pendre la literie.

Finalement, au bout de trois ans, j'ai l'étrange impression de les connaître un peu, mes voisins citadins. Et je les aimais bien. Même sans savoir quelle ordonnance d'anti-dépresseur se cachait dans leur pharmacie.

J'ai eu envie d'aller leur dire aurevoir, tout à l'heure. Mais bon. De quoi j'aurais eu l'air. Socialiser et être sympathique, c'est passé de mode. Franchement. Quelle idée farfelue.

Après tout, on ne se fréquente pas de cette façon, en ville.

C'est chacun pour soi, et c'est bien mieux comme ça.