Deux fois par semaine, la collecte d'ordures, sur Christophe-Colomb.
Deux fois, bordel.
Faut croire qu'au bout de quatre ans, je n'avais pas encore réalisé l'absolue nécessité qu'un employé de la ville vienne - à double fréquence quotidienne - mettre son nez dans ce qui, après mon tiroir de bobettes, s'apparente comme étant la chose la plus révélatrice de ma personne : ma poubelle.
Quelques miettes de saumon avaient trouvé preneur dans mon sac à ordures brun Sélection Mérite, la semaine dernière (ou était-ce la semaine d'avant?) Enfin bref, par association, les dites miettes s'étaient retrouvées dans un coin de ma courageuse poubelle de balcon.
Jusque-là, ça va. Des restants de bouffe dans un sac à ordures, tout le monde fait ça.
Mais tout le monde n'oublie pas de traîner sa poubelle au chemin pendant plus d'une semaine et demi, en plein été. Surtout quand la ville t'offre de la ramasser DEUX FOIS par semaine. Et qu'il y a du vieux poisson dedans.
Je ne vous dis pas ma réaction lorsque, en ouvrant le couvercle jeudi dernier, je suis tombée face à face avec de répugnants petits vers blancs qui se baladaient joyeusement et goulûment entre deux sacs brun qui se serraient les coudes. Que des choses vivantes aussi écoeurantes prennent vie sur MON balcon, dans MA poubelle, c'était inacceptable.
L'horreur, en live.
Je ne vous raconte pas, non plus, quelles acrobaties j'ai dû accomplir pour descendre ma poubelle au chemin, sur le bout des doigts. Ni comment je me suis sentie désolée - et gênée - pour les pauvres éboueurs qui allaient rencontrer ma courageuse poubelle sur leur passage.
Ni comment, tout à coup, j'éprouve énormément de respect pour cette profession. Et comment, dorénavant, je ne verrai plus les jours de collecte d'ordures de la même façon.
Ma poubelle m'a rappelée que j'étais procrastinatrice. Ceci dit, mes bobettes, elles, restent fort présentables. Sans prétention.
lundi 27 août 2007
mercredi 15 août 2007
Postcard / Post-carte postale

Ai fait magnifique voyage. Ai rencontré une foule de gens intéressants. Visité endroits magnifiques. Bouffé en masse. Ai entendu du Malajube chanter «Montréal -40°C» dans une boutique de Lisbonne, un jour de canicule.
Dans un train, ai discuté avec un ti-vieux Portugais qui m'a abordée en gueulant «Vive le Québec libre!» Qui surnommait sa femme «grosse patate» et qui venait de fiancer son chien récemment sorti de prison pour cause d'agression sexuelle.
Très belle température.
Beaucoup de soleil.
Beaucoup d'alcool.
Beaucoup d'émotions.
Maintenant de retour sur la Web map.
Sur la Mourial map itou.
Et maudit que j'aime ma ville.
jeudi 19 juillet 2007
Take 2.
lundi 16 juillet 2007
Distraction routière
Avez-vous déjà eu des fantasmes de char?
(Non non, pas celui-là.)
Une autre sorte de fantasme.
Le mien me prend souvent quand je quitte ou reviens en ville avec ma voiture. Surtout dans un bouchon de circlation. Spécialement dans un bouchon de circulation.
Quand je malmène haut et fort tous les saints du ciel dont le nom s'apparente généralement à Ciboiredépaducalvaire. (L'exclamation se termine souvent par un impératif style «avance» ou encore «wolénerfs».)
Dans ces moments-là, j'ai le fantasme du feu vert.
Je fantasme à l'idée qu'un de ces jours, j'arriverai à grimper De Lorimier, de Ontario à Bélanger, sur un feu vert. One way up. Sans ralentir, cruise control en quatrième.
Sans bus qui roule devant moi à 22 km/h. Et sans Jacky moumoutte stationné-en-double-à-l'heure-de-pointe-dans-sa-Civic-montée-fenêtres-baissées-Eminem-dans-l'tapis.
Même, parfois, je prends des résolutions à chaque feu vert que je réussis à franchir. Vert à Rachel, je le fais. Rouge, je le fais pas.
Ce soir, ma foi, c'était plutôt réussi comme trajet. Quatre feux rouges, tout au plus. Faudra voir si je peux battre ça.
(Un peu plus tôt, dans la journée, j'ai fait un test de personnalité, pour m'amuser. Mon résultat :
You have borderline personality disorder.
Ça doit pas être totalement faux.)
(Non non, pas celui-là.)
Une autre sorte de fantasme.
Le mien me prend souvent quand je quitte ou reviens en ville avec ma voiture. Surtout dans un bouchon de circlation. Spécialement dans un bouchon de circulation.
Quand je malmène haut et fort tous les saints du ciel dont le nom s'apparente généralement à Ciboiredépaducalvaire. (L'exclamation se termine souvent par un impératif style «avance» ou encore «wolénerfs».)
Dans ces moments-là, j'ai le fantasme du feu vert.
Je fantasme à l'idée qu'un de ces jours, j'arriverai à grimper De Lorimier, de Ontario à Bélanger, sur un feu vert. One way up. Sans ralentir, cruise control en quatrième.
Sans bus qui roule devant moi à 22 km/h. Et sans Jacky moumoutte stationné-en-double-à-l'heure-de-pointe-dans-sa-Civic-montée-fenêtres-baissées-Eminem-dans-l'tapis.
Même, parfois, je prends des résolutions à chaque feu vert que je réussis à franchir. Vert à Rachel, je le fais. Rouge, je le fais pas.
Ce soir, ma foi, c'était plutôt réussi comme trajet. Quatre feux rouges, tout au plus. Faudra voir si je peux battre ça.
(Un peu plus tôt, dans la journée, j'ai fait un test de personnalité, pour m'amuser. Mon résultat :
You have borderline personality disorder.
Ça doit pas être totalement faux.)
vendredi 13 juillet 2007
Réflexion
Je me suis endormi et j'ai rêvé d'une planète de verre, où des ponts invisibles relient des pays imaginaires.
Bruno Blanchet, Un samedi syrien, La Presse du samedi 30 juin 2007
Bruno Blanchet, Un samedi syrien, La Presse du samedi 30 juin 2007
mercredi 11 juillet 2007
Métaphore culinaire

J'annonce en grande pompe que je possède dorénavant un livre d'une valeur inestimable, dans ma bibliothèque.
Sans joke, là.
Ce soir, ma mère m'a gracieusement légué un livre de recettes jauni qui s'enlisait dans la poussière d'un fond d'armoire depuis des lustres.
1989 Éditions Brimar inc.
Et ce n'est qu'une fois rentrée chez moi que j'ai réalisé toute la richesse de ma nouvelle acquisition.
Le titre : «Pol Martin : d'un délice à l'autre».
En préface, j'ai droit à un «mot de Pol Martin». En page 5, à ses «conseils et petits secrets».
Pol nous conseille de prendre ça cool :
«Chers amis,
Détendez-vous, expérimentez, passez de bons moments. Voilà des paroles surprenantes de la part d'un chef!»
Entre autres secrets, Pol nous dévoile (ça reste entre nous autres) :
- Il n'est pas nécessaire de suivre une recette à la lettre. Ce sont les techniques qui importent.
- Il vaut mieux posséder un seul couteau de bonne qualité que plusieurs de moindre valeur.
- Il est simple de cuisiner si l'on suit de bons conseils. Ainsi, meilleures seront vos chances de progresser.
Pol Martin divise également son ouvrage culinaire de quelque 512 pages en dix sympathiques chapitres. Ainsi le chapitre premier s'intitule-t-il «Les grands départs», et le troisième «À l'heure de pointe (des recettes savoureuses exécutées en un rien de temps grâce au four à micro-ondes)»
Pol semble d'ailleurs être un pro du microwave.
Le plus intriguant des chapitres reste sans doute le cinquième : «Les plats économiques : des recettes alléchantes qui réduisent vos frais sans décevoir votre palais».
Sans oublier le huitième : «Les légumes à l'honneur»
La première recette du livre est une crème de navet royale.
Je ne connaissais pas l'homonyme culinaire de Paul Martin.
Il est avant-gardiste, en plus, le Pol.
C'est absolument fantastique.
J'essaierai de le cuisiner, un jour.
Sans joke, là.
Ce soir, ma mère m'a gracieusement légué un livre de recettes jauni qui s'enlisait dans la poussière d'un fond d'armoire depuis des lustres.
1989 Éditions Brimar inc.
Et ce n'est qu'une fois rentrée chez moi que j'ai réalisé toute la richesse de ma nouvelle acquisition.
Le titre : «Pol Martin : d'un délice à l'autre».
En préface, j'ai droit à un «mot de Pol Martin». En page 5, à ses «conseils et petits secrets».
Pol nous conseille de prendre ça cool :
«Chers amis,
Détendez-vous, expérimentez, passez de bons moments. Voilà des paroles surprenantes de la part d'un chef!»
Entre autres secrets, Pol nous dévoile (ça reste entre nous autres) :
- Il n'est pas nécessaire de suivre une recette à la lettre. Ce sont les techniques qui importent.
- Il vaut mieux posséder un seul couteau de bonne qualité que plusieurs de moindre valeur.
- Il est simple de cuisiner si l'on suit de bons conseils. Ainsi, meilleures seront vos chances de progresser.
Pol Martin divise également son ouvrage culinaire de quelque 512 pages en dix sympathiques chapitres. Ainsi le chapitre premier s'intitule-t-il «Les grands départs», et le troisième «À l'heure de pointe (des recettes savoureuses exécutées en un rien de temps grâce au four à micro-ondes)»
Pol semble d'ailleurs être un pro du microwave.
Le plus intriguant des chapitres reste sans doute le cinquième : «Les plats économiques : des recettes alléchantes qui réduisent vos frais sans décevoir votre palais».
Sans oublier le huitième : «Les légumes à l'honneur»
La première recette du livre est une crème de navet royale.
Je ne connaissais pas l'homonyme culinaire de Paul Martin.
Il est avant-gardiste, en plus, le Pol.
C'est absolument fantastique.
J'essaierai de le cuisiner, un jour.
samedi 7 juillet 2007
Jour de chance
Aujourd'hui, le 07 du 07-2007.
Déambulera sans doute un couple nouvellement marié, dans l'église la plus près de chez vous.
Le sept est chanceux, paraît-il.
Il est lucratif, aussi.
Déambulera sans doute un couple nouvellement marié, dans l'église la plus près de chez vous.
Le sept est chanceux, paraît-il.
Il est lucratif, aussi.
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